Erin Flood assume le rôle de directrice de l’exploitation du projet HotSpot Parking de Fredericton. Native du Nouveau-Brunswick, Mme Flood a passé plusieurs années avec sa famille à Toronto avant de rentrer au Canada atlantique. C’est ce retour au bercail qui a contribué à déclencher son intérêt pour l’entrepreneuriat, mais aussi le désire de contribuer au lancement d’une entreprise de toutes pièces.

Mme Flood et Phillip Curley, chef des opérations, ont fait progresser HotSpot d’une entreprise de stationnement mobile en démarrage à une société plongeant dans le bassin des « métadonnées » aux côtés des principaux partenaires. Mme Flood nous a récemment parlé du projet Pattern of Life Big Data de l’entreprise, vous pouvez lire cette entrevue ici (en anglais).

La conversation ne s’est toutefois pas arrêtée là. Ce qui suit représente la deuxième partie de notre conversation, où Mme Flood fait part de ses réflexions sur l’entrepreneuriat au Nouveau-Brunswick.

ONB : Vous avez vécu à Toronto pendant plusieurs années, qu’est-ce qui vous a ramené à la maison?

Mme Flood : Nous sommes revenus lorsque j’avais 13 ans. Mon père est propriétaire de T4G, et nous avions déménagé à Toronto pour quelques années afin d’épauler la progression de cette entreprise. L’objectif avait toujours été de ramener l’entreprise au Nouveau-Brunswick. J’ai cependant passé mes étés ici et je me suis toujours considérée comme une Néo-Brunswickoise.

ONB : Vous pourriez travailler n’importe où, alors pourquoi choisir la vie d’entrepreneur en démarrage? Pourquoi avez-vous choisi cette voie?

Mme Flood : Le désir de prendre ce chemin a été présent dès un jeune âge, vraiment. Mon père a toujours été un entrepreneur convaincu. Que ce soit pour commercialiser un produit ou lancer sa propre entreprise. Il a toujours encouragé mes frères et moi-même à créer, nous préparant bel et bien vers ce même mode de vie entrepreneurial.

Revenir au Nouveau-Brunswick a aussi été un énorme catalyseur. Il se passait tant de choses dans la communauté entrepreneuriale ici. Elle était en train de devenir un centre d’entreprises en démarrage. J’ai travaillé pour un organisme sans but lucratif ici pendant quelques années et j’ai gardé un œil sur le milieu des jeunes entreprises, et sur quelles sociétés nouvelles étaient lancées.

Je demandais toujours à mon père de me donner tout billet supplémentaire qu’il avait pour les conférences et activités locales sur l’innovation. J’ai participé au prix KIRA 2013 et j’y ai rencontré notre chef des opérations Phillip Curley. Je pense qu’ils nous avaient mis à la même table pour la simple raison que nous deux étions des jeunes.

Phillip pourrait vendre n’importe quoi, et il m’a vendu rapidement son idée de stationnement. Ce n’est pas quelque chose que j’avais déjà envisagé, mais c’était excitant et j’ai vu les possibilités. Peu après, j’ai commencé à HotSpot.

Cependant, la principale raison pour laquelle choisir une entreprise en démarrage au lieu d’une société bien établie, ce serait l’apprentissage – tant personnel que professionnel – que vous acquérez en travaillant pour une jeune entreprise. C’est une expérience unique qu’aucun établissement d’enseignement ne peut vous offrir.

ONB : Diriez-vous que le Nouveau-Brunswick représente un bon endroit pour lancer une nouvelle entreprise?

Mme Flood : C’est encore mieux que bon. Nous disposons d’un réel avantage en étant une petite collectivité où nous sommes tissés plus serrés. Les gens ici sont tellement proches, et ils veulent nous aider avec la croissance. Nous minimisons trop souvent le nombre de gens brillants et talentueux qui vivent au Nouveau-Brunswick. Nous sommes trop humbles. Nous créons ici des produits novateurs et nous les commercialisons. Je crois que c’est un milieu dynamique pour un jeune entrepreneur.

ONB : Lors de notre dernière entrevue, vous avez parlé d’ONB, y a-t-il d’autres grands joueurs de soutien?

Mme Flood : Allumez Fredericton/Planet Hatch ont été importants, nous faisions partie de leur première cohorte. Propel ICT est un autre bon programme que nous avons mis à profit. J’ai aussi suivi des cours à Atlantic Growth Solutions. Nous avons cartographié tout l’écosystème et nous avons trouvé où nous pouvions nous agencer par rapport à chaque joueur. À ce point-ci, nous les avons pratiquement tous exploités et nous en sommes très reconnaissants.

ONB : Vous avez participé à TechWomen Canada à San Francisco. Qu’en avez-vous le plus retenu?

Mme Flood : Le plus important a été de réaliser que le Nouveau-Brunswick n’est pas bien loin de San Francisco quant à la base de connaissances des deux régions. Ce que je voulais réaliser en Californie était d’aider les gens à comprendre le type d’entreprises et de produits issus du Nouveau-Brunswick. Cette expérience m’a simplement encore plus convaincue que cette région dispose de certains des meilleurs mentors et ressources au monde.

ONB : Comment parvenez-vous à maintenir votre motivation personnelle et celle de l’équipe de HotSpot?

Mme Flood : Depuis peu, nous avons adopté un chien au bureau, Doc. Nous l’avons surnommé notre chef du bonheur au bureau. Doc est en fait un grand motivateur au quotidien. Le groupe Therapeutic Medical Alert Service Dogs fait de grandes choses avec ces animaux merveilleux. Dans une entreprise en démarrage, vous devez composer avec l’aspect de la santé mentale, c’est parfois stressant. Avoir un chien près de nous est en fait très réconfortant pour chacun d’entre nous.

Pour nous garder motivés, nous essayons de rester sur la même longueur d’onde. Nous vérifions toujours auprès des autres si la vision est encore cohérente. Nous veillons à rester passionnés quant aux objectifs de l’entreprise, tout en gardant nos pieds sur terre. Apprendre à ne pas internaliser les difficultés liées au travail et à ne pas nous prendre trop au sérieux sont aussi des éléments que nous devons garder au premier plan. C’est cette attention de l’équipe qui assure la solidité de l’entreprise.

ONB : Quels sont vos meilleurs conseils pour les futurs entrepreneurs?

Mme Flood : Vous devez d’abord savoir que ce n’est pas un emploi facile. Les médias ont réussi à bâtir cette douce attente concernant ce à quoi ressemble le travail au sein d’une entreprise en démarrage, ce qui est très trompeur selon moi. On en vient à penser à des images de tables de tennis de table et de fauteuils poires, et ce n’est tout simplement pas réaliste.

Ce qui importe, c’est plutôt de faire preuve de résistance et de reconnaître que ce n’est pas facile. C’est d’épouser l’échec au lieu de baisser les bras. Vous aurez à y faire face régulièrement. Cela fera de vous un chef d’entreprise plus fort et vous aidera à apprendre. L’expérience d’une entreprise en démarrage est la meilleure formation commerciale qui soit.

Vous souhaitez lancer une entreprise au Nouveau-Brunswick et aimeriez en savoir plus? Cliquez ici pour communiquer avec un chargé du développement des affaires d’ONB.