Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (le CCNB) renforce son soutien envers le secteur de la cybersécurité et des TI du Nouveau-Brunswick grâce à la formation intensive en cybersécurité qu’il offrira bientôt.

Les gens peuvent maintenant s’inscrire à la formation intensive offerte en anglais qui commencera le 6 février 2017. Vous pouvez obtenir de plus amples détails et vous inscrire ici. 

Pierre Clavet est conseiller sectoriel en informatique, en technologie et en sciences naturelles au CCNB. M. Clavet collabore étroitement avec le secteur technologique afin que les programmes d’études du CCNB soient à jour et qu’ils tiennent compte des besoins en constante évolution de ce secteur.

Opportunités NB (ONB) a parlé à M. Clavet pour en savoir plus sur les initiatives du Collège en matière de cybersécurité.

ONB : Quels renseignements supplémentaires pouvez-vous nous donner sur la formation intensive en cybersécurité?

Clavet : La formation vise essentiellement à initier à l’industrie de la cybersécurité les personnes qui ont déjà de l’expérience en TI ou en informatique. La formation comprend 14 semaines de cours, puis un stage de 6 semaines avec un de nos partenaires de l’industrie comme IBM et Bulletproof Solutions.

Nous offrons la formation sous forme de cours hybride. Des étudiants participeront aux cours en salle de classe et à distance. Les personnes qui étudient à distance pourront se trouver n’importe où au Nouveau-Brunswick ou encore au Canada. Il faut simplement avoir une connexion à Internet haute vitesse et suivre le fuseau horaire de l’Atlantique (HNA).

Selon les suggestions de l’industrie, la formation intensive en cybersécurité sera notamment axée sur le réseautage, le langage, la terminologie, l’histoire de la cybersécurité et la protection des ordinateurs. La cybersécurité porte évidemment sur le matériel et les logiciels, mais une dimension humaine entre aussi en ligne de compte. Ainsi, l’un des aspects les plus intéressants de la cybersécurité est de comprendre le rôle du piratage psychologique, c’est-à-dire la manipulation des gens dans le but d’obtenir de l’information confidentielle.

ONB : Pouvez-vous expliquer davantage la dimension du piratage psychologique? 

Clavet : Tout le monde semble s’entendre sur le fait que le piratage psychologique est le point faible de l’industrie. Les pirates informatiques peuvent accéder à votre système simplement en appelant vos employés et en se faisant passer pour quelqu’un d’autre. Ils se feront passer pour un employé du service de dépannage informatique, par exemple, et ils essaieront d’accéder ainsi à vos systèmes. La protection contre le piratage psychologique est un élément important d’une bonne stratégie de cybersécurité, et le domaine est probablement l’un des moins développés de l’industrie. Il ne suffit pas de mettre en place des mesures comme les coupe-feu ou l’authentification à deux facteurs. Si quelqu’un obtient les mots de passe de l’administrateur par le truchement du piratage psychologique, les logiciels de sécurité les plus coûteux ne l’arrêteront pas.

ONB : Qui peut participer à la formation intensive?

Clavet : Les personnes qui ont déjà un diplôme en informatique, en TI ou dans un domaine connexe peuvent suivre la formation. Puisque nos partenaires de l’industrie doivent faire un contrôle de sécurité, l’inscription à la formation intensive dépendra de certaines exigences de sécurité.

ONB : Parlez-nous de la collaboration qui a contribué à la mise sur pied de cette formation intensive.

Clavet : La formation est le fruit d’une grande collaboration entre le milieu de l’enseignement postsecondaire, le gouvernement et l’industrie. Le programme sera financé avec l’appui du ministère provincial de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail (EPFT), qui a très favorablement accueilli l’idée. Bien sûr, CyberNB appuie aussi le projet. L’organisme a déployé beaucoup d’efforts pour nous aider à faciliter et à obtenir le financement de la province. Il a également joué un rôle clé pour ce qui est de nous mettre en contact avec les partenaires de l’industrie. CyberNB nous a aidés à mobiliser toutes les ressources nécessaires pour mettre sur pied la formation intensive en cybersécurité.

ONB : Seriez-vous d’accord pour dire que le Nouveau-Brunswick est en bonne position pour montrer la voie à suivre en cybersécurité?

Clavet : Absolument! D’ailleurs, le CCNB se prépare bien à jouer un rôle plus important dans le milieu de la cybersécurité. Peu importe le secteur, notre objectif est toujours de collaborer étroitement avec l’industrie pour concevoir des programmes qui répondent à ses besoins. Nous continuerons à travailler avec CyberNB et les acteurs de l’industrie afin d’offrir dans l’avenir plus de programmes en cybersécurité. Le Nouveau-Brunswick répartit bien les ressources afin d’élargir le secteur et de créer un excellent réseau de professionnels compétents qui pourront y œuvrer.

CyberNB, une initiative d’Opportunité NB, met en œuvre un plan d’action délibéré visant à tirer profit du pôle de compétitivité de renommée mondiale du Nouveau-Brunswick afin d’améliorer le perfectionnement de la main-d’œuvre, l’éducation et la recherche en cybersécurité.

Pour en savoir plus, visitez le site Web de CyberNB.