Filiale de FFG Flensburg, en Allemagne, FFG Canada est sise à Bathurst, au Nouveau-Brunswick. Il s’agit en fait d’une coentreprise entre l’entreprise allemande et Industrial Rubber Company Ltd.

FFG Canada œuvre actuellement à la fabrication de 17 engins blindés du génie (EBG) qui seront utilisés par les Forces armées canadiennes.

Opportunités NB (ONB) s’est récemment entretenue avec Blaine Kyle, directeur adjoint de la production, pour en apprendre plus sur l’entreprise et sur le projet Wisent 2.

ONB : Si nous parlions d’abord du gros projet, le Wisent 2. Dites-nous-en plus à propos de ce véhicule militaire unique construit ici même, au Nouveau-Brunswick.

Kyle : Le Wisent 2 est inspiré du char de combat principal Leopard 2, l’un des véhicules chenillés remportant le plus grand succès à l’échelle de la planète. La principale innovation de ce véhicule est la plateforme multifonctionnelle, qui implique la conversion de la lame de bouteur en charrue de déminage.

C’est un véhicule qui peut rapidement se frayer un chemin entre les obstacles et ouvrir la voie à d’autres unités. Il peut facilement récupérer des véhicules endommagés, enlisés ou submergés ou des véhicules qui se seraient renversés. Il peut aussi servir à la maintenance et à l’entretien d’autres véhicules. Les outils fonctionnels du Wisent comprennent deux treuils, une excavatrice moderne munie d’un bras articulé lui permettant de déplacer jusqu’à 300 mètres cubes de terre à l’heure, un système de balisage du passage et un poste de soudage.

(Voyez le Wisent 2 en pleine action dans la vidéo ci-dessous.)

Qu’est-ce qui a mené FFG – une entreprise allemande – à investir au Nouveau-Brunswick?

Barry Kyle, mon père, fabrique des chenilles et des roues par l’intermédiaire de son entreprise, Industrial Rubber Company, et il avait des contacts avec le ministère de la Défense nationale (MDN). Il travaille beaucoup à l’international, et avait déjà participé à des projets avec FFG par le passé. Ce sont donc cette relation et ses contacts avec la Défense qui ont mené à la création de FFG Canada.

Quel a été le rôle d’ONB auprès de FFG Canada?

À ce jour, la relation avec ONB est excellente. Il y a environ quatre ans, l’organisme nous a accordé une aide financière grâce à laquelle nous avons pu créer 26 emplois ici même à Bathurst. L’aide a essentiellement pris la forme de mesures comme une remise sur les salaires pour la création d’emplois.

En ce moment, nous nous concentrons toujours sur le contrat du Wisent 2, mais nous avons déjà les yeux sur d’autres contrats, et nous investissons actuellement dans l’infrastructure pour nous aider à les obtenir. Nous espérons donc continuer à travailler avec votre équipe pour attirer davantage de projets ici, au Nouveau-Brunswick.

Quand le dernier Wisent 2 devrait-il quitter la chaîne de montage?

Nous prévoyons terminer le projet d’ici 2017. La production des véhicules va bon train et devrait être achevée à temps.

C’est au Nouveau-Brunswick qu’est située la BS 5 Div CA Gagetown, deuxième base militaire en importance au Canada. Entretenez-vous une relation quelconque avec elle?

À l’heure actuelle, nous n’avons pas beaucoup de contacts directs avec la base de Gagetown elle-même, mais un responsable du contrôle de la qualité du MDN travaille à temps plein à notre établissement de Bathurst. Je crois que les contacts avec Gagetown pourraient venir à se multiplier dans le futur, mais pour l’instant, nos contacts militaires se limitent essentiellement aux échanges avec le MDN.

Quels avantages vous a procurés le fait d’exercer vos activités au Nouveau-Brunswick?

FFG Canada est parvenue à constituer ici, à son établissement de Bathurst, une équipe hautement qualifiée. Quatre Allemands résident désormais ici de façon permanente, et nous travaillons en étroite collaboration avec nos collègues allemands de FFG Flensburg. En combinant l’expertise de la société mère aux talents locaux, nous avons réussi à trouver le meilleur des deux mondes.

Nous avons pu accéder facilement à des travailleurs compétents et expérimentés possédant les compétences techniques que nous recherchions, dont beaucoup travaillaient auparavant dans les mines de la région. Pouvoir compter sur ces travailleurs du secteur minier a définitivement été un avantage. Ils ont l’habitude de travailler avec de gros engins et de la machinerie lourde et mettent cette expérience à contribution dans la fabrication du Wisent 2.

Le Nouveau-Brunswick a aussi beaucoup d’espaces ouverts, ce qui est parfait pour tester un gros véhicule comme le Wisent. Et bien sûr, comme nous l’avons dit déjà, la BFC de Gagetown se trouve juste ici au Nouveau-Brunswick, à trois heures de route. Il s’agit d’un joueur clé dans l’économie de la province et d’un de ses plus importants employeurs. Nous sommes certains que les systèmes terrestres sont promis à un bel avenir ici dans la province.

Êtes-vous originaire du Nouveau-Brunswick?

Oui, je viens d’ici, de Bathurst. J’ai vécu dans la province toute ma vie et j’ai obtenu mon diplôme de génie civil à l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton. Cela fait maintenant plus de deux ans que je fais partie de FFG en tant que directeur adjoint de la production, et c’est un emploi de rêve. Je suis bien chanceux.

Vous avez participé à notre campagne vidéo FiertéNB. Terminons donc en parlant de ce dont les Néo-Brunswickois devraient être fiers, selon vous.

L’important ici, vraiment, ce sont les gens. Les gens du Nouveau-Brunswick sont extrêmement gentils. Les mots me manquent pour décrire la communauté ici, qui a été d’un grand soutien. Nous avons une main-d’œuvre hautement qualifiée, qui n’attend que l’occasion de briller. Des projets comme le nôtre démontrent l’étendue des compétences que nous possédons ici. Les Allemands ont vu les résultats que leur procurait la main-d’œuvre du Nouveau-Brunswick, et ils sont impressionnés. Ce n’est pas rien; l’Allemagne a une excellente réputation pour son éthique du travail rigoureuse et représente un véritable bastion industriel.