La Conférence nationale sur l’assurance au Canada (CNAC), Le point de rencontre des leaders de l’industrie, aura lieu cette semaine à Montréal, au Québec. Cette année, les discussions porteront sur une vaste gamme de sujets, dont les cyberattaques, le temps violent et le changement climatique, l’assurance automobile et l’assurance contre les inondations.

Puisque le Nouveau-Brunswick est un point d’activités central du secteur des assurances, Opportunités NB (ONB) a communiqué avec Don Forgeron, président et chef de la direction du Bureau d’assurance du Canada (BAC), pour connaître son point de vue sur l’état de l’industrie.

ONB : Pouvez-vous nous parler un peu du Bureau d’assurance du Canada?

Forgeron : Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) est l’association industrielle nationale des entreprises privées qui fournissent l’assurance habitation, automobile et commerciale au Canada. Nous orientons l’élaboration de politiques publiques réfléchies sur des questions comme l’assurance automobile viable, l’adaptation au temps violent et la préparation aux séismes. Nous jouons également un rôle essentiel pour faire en sorte que notre milieu concurrentiel réponde bien aux besoins de la clientèle.

ONB : Quels sont, selon vous, les principaux problèmes et défis auxquels l’industrie canadienne doit faire face à l’heure actuelle, et qu’en sera-t-il dans cinq ans? Quelles démarches l’industrie entreprend-elle pour gérer ces défis.

Forgeron : Aider les Canadiens à s’adapter au changement climatique et à se préparer aux désastres naturels constitue un défi de taille pour notre industrie. Les prestations versées pour sinistres assurés ont grimpé à un milliard de dollars par année. Les assureurs connaissent donc très bien les coûts économiques et humains du temps violent et, plus précisément, des inondations. Notre rôle, que nous prenons très au sérieux, est d’aider les gens à gérer leur risque et à se remettre sur pied après un désastre. Une autre priorité de notre industrie, c’est d’aider les Canadiens à se préparer à un séisme majeur. Certaines régions de notre pays sont à risque. Nous nous efforçons de conscientiser les Canadiens au risque que représentent les séismes pour eux et de les aider à s’y préparer, tant physiquement que financièrement.

Enfin, les innovations technologiques redéfinissent notre industrie. Elles transforment à vive allure nos interactions avec la clientèle, la fourniture de nos produits et services, ainsi que nos modèles de gestion. Elles changent même la façon dont nous sommes réglementés. Le point d’intersection de la technologie et de la réglementation constitue pour notre industrie un nouveau volet qui offre aux assureurs et aux organismes de réglementation maintes occasions de tenter de nouvelles approches.

ONB : Quels secteurs de l’industrie présentent le plus grand potentiel de croissance en ce moment?

Forgeron : En tirant profit des grandes avancées technologiques, surtout en ce qui a trait à l’utilisation des données, les assureurs créent de nouveaux produits comme l’assurance automobile axée sur les habitudes de conduite des clients. De plus, notre industrie adopte des approches novatrices aux nouveaux risques que présente l’économie du partage. Airbnb et UberX posent de nouveaux défis et de nouvelles occasions pour nombre d’industries, y compris la nôtre.

ONB : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Canadiens qui souhaitent faire carrière dans l’industrie de l’assurance?

Forgeron : Est-ce que j’ose le dire? Ça bouge vraiment dans le milieu de l’assurance dommages. Notre industrie permet aux actuaires, aux assureurs et aux comptables d’explorer des questions très techniques et complexes. Elle offre également à beaucoup d’autres l’occasion de travailler directement avec les Canadiens afin de rendre leur vie meilleure, que ce soit en les aidant à se remettre d’un accident ou de l’inondation de leur sous-sol. De plus, à mesure que notre industrie évolue en fonction des technologies changeantes et de l’économie du partage, elle offre à tous l’occasion de sortir des sentiers battus.

ONB : Vous animerez une discussion sur les programmes d’assurance inondation dans le cadre de la conférence. Pouvez-vous nous donner un aperçu de ce qui y sera abordé?

Forgeron : Je suis très heureux de participer à la Conférence nationale sur l’assurance au Canada cette année. Il s’agit, pour les chefs de file de l’industrie, d’une occasion importante d’échanger des renseignements et de nouvelles idées. Par exemple, dans le cadre de la discussion sur les programmes d’assurance inondation, des représentants du Royaume-Uni et de l’Allemagne nous feront part des approches uniques de leur pays respectif en matière d’assurance inondation. En tant qu’animateur, j’encouragerai les participants à analyser ces expériences internationales pour mieux comprendre les options possibles pour une solution canadienne.

Il s’agit d’un point important puisque, chaque fois qu’une inondation a lieu, des familles sont délogées, des domiciles sont endommagés et des commerces sont touchés. Une inondation taxe aussi de façon imprévue les ressources gouvernementales et les réseaux de transport et vient miner l’activité économique en général.

ONB : En conclusion, pour vendre un peu le Nouveau-Brunswick, pourquoi la province est-elle un excellent lieu d’affaires?

Forgeron : En tant que Canadien de la région de l’Atlantique, j’avoue ne pas être complètement impartial, mais le Nouveau-Brunswick est assurément l’un des meilleurs endroits où faire affaire au Canada. Au cours des 20 dernières années, j’ai passé beaucoup de temps au Nouveau-Brunswick; il s’agit d’un bon endroit pour fonder une famille. Les collectivités y sont sécuritaires et les habitants y sont honnêtes et de bons travailleurs.

La province offre aussi l’avantage de faibles coûts d’exploitation d’une entreprise et est un milieu prisé pour les industries à croissance soutenue. Notre industrie considère le Nouveau-Brunswick comme un excellent endroit pour les affaires – 118 compagnies d’assurance dommages y offrent de l’assurance habitation, automobile et commerciale, employant ainsi des milliers de personnes et versant des millions de dollars en impôts.

Image de la couverture de BAC.