La troisième édition annuelle du sommet CyberSmart approche à grands pas, et la cybersécurité continue à devenir de plus en plus ancrée dans notre quotidien. Outre la multitude de rapports médiatiques quotidiens faisant état de cyberattaques, de rançongiciels, d’hameçonnage et de harponnage, nous observons l’intégration continue des questions de cybersécurité aux politiques intérieures et étrangères. Les pays cherchent à déterminer la voie à suivre pour éviter les cyberattaques et veiller au fonctionnement sans interruption des infrastructures essentielles.

La littératie numérique pour tous – comme les cours de conduite à l’intention des adolescents – est une façon de nous assurer de disposer d’une population plus protégée et compétente. Des programmes, comme ceux en cours de mise en œuvre par le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance (MEDPE) au Nouveau-Brunswick et par notre partenaire le Conseil des technologies et de l’information (CTIC) dans l’ensemble du Canada, continuent à faire grimper le taux de littératie numérique de notre pays. La littératie numérique chez les jeunes présente un avantage secondaire : les jeunes Canadiens talentueux prennent connaissance des possibilités de carrière en cybersécurité. Alors que l’économie numérique grandit et de plus en plus d’appareils deviennent « branchés », le nombre de postes devant être créés à l’appui de la sécurité numérique augmente aussi.

Quand nous entendons parler aux nouvelles d’activités électroniques susceptibles d’influencer des élections démocratiques ou d’incidents informatiques qui empêchent des hôpitaux de fonctionner et d’offrir des soins aux patients, nous ne pensons probablement pas aux nombreux rôles liés à la cybersécurité qui sont exercés en coulisse. Ces rôles exigent des compétences particulières, entre autres la capacité de prévenir, de détecter, de retarder, de reconnaître, de mettre en quarantaine, de rétablir, de poursuivre en justice, d’assurer et de mettre à jour des politiques.

Les jeunes qui ont les aptitudes nécessaires, qui ont appris des notions de base en codage et en exécution de script, et qui sont encadrés par des bénévoles de l’industrie peuvent rapidement se diriger vers une carrière en technologie de la cybersécurité à la fin de leurs études secondaires. Ils pourraient s’intéresser à une carrière en tant que responsables de Centre des opérations de sécurité ou professionnel de la criminalistique numérique. Le cadre d’élaboration des programmes d’études continue à être perfectionné de façon à veiller à ce que les cours offerts pendant les études secondaires et postsecondaires répondent aux exigences de l’industrie.

Il ne faut pas oublier que les questions juridiques entourant la cybersécurité créent un besoin d’avocats qui maîtrisent les concepts des droits numériques, de la cybersécurité, des enquêtes judiciaires, de l’apprentissage automatique, de l’éthique et des questions liées aux champs de compétence. De nouveaux postes sont requis au même rythme rapide que celui du changement que nous observons dans l’économie numérique.

Le besoin croissant de professionnels de la cybersécurité a une incidence profonde sur les établissements d’enseignement de tous les niveaux partout dans le monde. Les procédures traditionnelles pour modifier de façon méthodique et délibérée les programmes d’études dans les matières de base s’avèrent trop lentes pour répondre aux besoins d’un domaine dynamique comme la cybersécurité. La protection de la sphère numérique exige la prise rapide de mesures itératives et innovatrices par les partenaires du domaine de l’éducation ainsi qu’une collaboration active entre universités, collèges, établissements privés et conseils scolaires. Soyons clairs : les établissements qui choisissent d’être rigides et qui refusent de collaborer de nouvelles façons peuvent continuer à adopter une telle approche. Ces mêmes établissements observeront toutefois une baisse de l’intérêt envers leurs programmes et des inscriptions et ils deviendront non pertinents, même s’ils étaient auparavant perçus comme chefs de file en programmes de formation en cybersécurité. Les besoins de talents de l’économie numérique exigeront une collaboration avec les partenaires du milieu de l’éducation qui sont prêts à travailler avec l’industrie. Dans le domaine de la cybersécurité, la croyance traditionnelle selon laquelle les universités ne sont pas touchées par les tendances de l’industrie afin d’assurer la liberté de la recherche universitaire est maintenant perçue comme non pertinente. Nous célébrons la nouvelle collaboration entre les universités et les collèges afin de créer de nouveaux parcours vers des grades pertinents qui permettront aux gens de décrocher un emploi dès l’obtention du diplôme (sinon avant).

La partie la plus intéressante du sommet CyberSmart, c’est que les participants – des agences gouvernementales de partout au monde, des établissements postsecondaires du Canada, des États-Unis et de l’Europe ainsi que des chefs de file mondiaux de l’industrie – se rassemblent pour collaborer, partager des pratiques exemplaires et travailler en vue d’obtenir de meilleurs résultats dans l’avenir. Les défis que nous connaissons en vue d’assurer la littératie et la sécurité numériques ainsi que la prospérité continue de notre économie mondiale sont bien réels. Ce sommet veille à ce que nous poursuivions nos progrès vers la réussite – ensemble.

J’ai hâte d’accueillir chacun d’entre vous dans la merveilleuse ville de Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Soyez des nôtres les 29 et 30 mai, à Fredericton, pour CyberSmart 2019. L’inscription est toujours ouverte; le rabais pour inscription hâtive est offert jusqu’au 30 avril.

INSCRIVEZ-VOUS ICI

Écrit par Tyson Johnson, Chef des opérations, CyberNB